JO 2012, présentation des joueurs japonais (3/4) : Les milieux

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Nippon Ganbare vous propose de découvrir les Espoirs qui disputeront le tournoi de football aux Jeux Olympiques cet été à Londres. Ce dossier se divise en cinq parties. La première concerne les gardiens de but, suivent ensuite les défenseurs, les milieux de terrain, puis les attaquants et enfin les absents de cette liste. Nous répondrons à toutes vos questions en commentaires ou sur la page Facebook du site. Bonne lecture.

Note : la présentation de Takashi Usami a été entièrement rédigée par Jôsuke.

Le sympathique Yoshiaki Takagi (numéro 20) manquera beaucoup à cette équipe espoir

Troisième partie : les milieux de terrain

Au milieu, la liste de Takashi Sekizuka a confirmé, à quelques exceptions près, les grandes tendances qui se dégageaient en équipe espoir. Pas d’énorme surprise donc, même si les sélections de Keigo Higashi et de Taisuke Muramatsu, l’absence de Yoshiaki Takagi et de Kosuke Yamamoto, n’étaient pas totalement assurées non plus. Le milieu n’a pas été renforcé par un joueur de plus de 23 ans, ce qui là encore était plutôt prévisible, même si les noms de Shinji Kagawa ou de Yasuhito Endo avaient un temps été évoqués, surtout par les fans il est vrai…

Hiroshi Kiyotake (FC Nuremberg)

Hiroshi Kiyotake était attendu dans cette liste. Le milieu de terrain offensif n’est pas un assidu des listes de Takashi Sekizuka mais il dispose d’une bonne excuse : c’est plutôt sous les ordres d’Alberto Zaccheroni qu’il évolue, avec désormais 7 sélections à son compteur. Dans la droite lignée des Shinji Kagawa, Takashi Inui et autre Akihiro Ienaga, Kiyotake est la nouvelle « pépite » du Cerezo Osaka. Mais la comparaison s’arrête là : avant tout car il a été formé à Oita Trinita, autre club pourvoyeur de talents pour les équipes espoirs japonaises, où il a évolué pendant deux saisons avant de rejoindre le Cerezo. C’est sur le côté droit qu’il s’est épanoui au Cerezo Osaka, où il a formé avec Takashi Inui, Shu Kurata, ou Kim Bo-Kyung, l’une des lignes offensives les plus redoutées de J.League. En 2011, Kiyotake s’est assuré un crédit pour les années à venir tant sa saison fut éblouissante. Jôsuke, membre de l’équipe NG, vous en disait un mot il y a 6 mois dans son bilan sur la saison du Cerezo Osaka :

Shinji Kagawa et Takeshi Inui, plus de soixante-dix buts à eux deux, ne sont pas les joueurs les plus faciles à remplacer, plutôt le contraire à vrai dire. Mais Hiroshi Kiyotake s’est acquitté de cette tâche avec un tel brio qu’on en parle aujourd’hui comme du chef de file de la génération à venir. Kagawa parti, il commençait déjà à s’affirmer mais ce n’est qu’une fois Inui envolé pour l’Allemagne que les clés de l’équipe lui ont été confiées et il a su se montrer digne de ces responsabilités. En Ligue des Champions, il a brillé, signant deux chefs d’œuvre face à Shangai et Arema pour propulser le Cerezo en 8èmes de finale. En quarts, il est le héros de la victoire 4-3 face à Jeonbuk Motors, en inscrivant un doublé dont le but de la victoire.

En championnat, c’est la même histoire et ses performances lui permettent d’être appelé pour la première fois en équipe nationale. Lors de son baptême du feu contre la Corée du Sud, il marque déjà son territoire en délivrant deux passes décisives. Ce sera toutefois l’équipe U23 qui occupera son calendrier en 2012 avec une qualification pour les JO à obtenir. Nul doute que l’exposition que confère cette compétition lui permettra de se faire un nom auprès des plus grands clubs européens.

Si le FC Nuremberg n’est pas l’un des plus grands clubs européens, il peut faire œuvre de tremplin. Si Kiyotake sait le mettre à profit.

Son année 2012

Si Hiroshi Kiyotake a pris son envol pour l’Europe, il l’a fait au terme de plusieurs mois globalement médiocres. Dans le marasme collectif que vit le Cerezo Osaka en J.League, il n’a pas vraiment su tirer son épingle du jeu. Des performances correctes, certes, mais la comparaison avec celle qui étaient à mettre à son crédit l’année précédente n’est pas flatteuse. Kiyotake n’est pas sur une bonne dynamique. Il reste à espérer que son transfert à Nuremberg le remette sur les rails.

Points forts/Points faibles

Hiroshi Kiyotake est un milieu offensif complet, doté d’une bonne vision du jeu, d’une bonne qualité de passe, de frappe et de percussion. Souvent attiré vers le centre, il utilise alors sa vitesse et son équilibre pour apporter le danger. Le seul point faible qu’on peut actuellement lui trouver dans l’optique des Jeux Olympiques est la mauvaise passe qu’il traverse, déjà évoquée, à relativiser cependant au vu des performances d’ensemble du Cerezo Osaka cette saison.

Les JO sont donc l’occasion pour lui d’engranger de la confiance avant le défi, de taille, qui l’attend à Nuremberg.

Suivant : Taisuke Muramatsu (Shimizu S-Pulse)

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