Japon U23 : La liste pour les JO de Londres

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Japon, équipe espoir : la liste de Takashi Sekizuka

Cette fois-ci, ça y est : les 18 joueurs qui disputeront les Jeux Olympiques de Londres sont connus. Pas de surprises dans les buts : Shuichi Gonda, le portier du FC Tokyo et Shunsuke Ando, le remplaçant de Yohei Nishibe au Kawasaki Frontale, seront du voyage.

Yuhei Tokunaga.

En défense, Yuhei Tokunaga est l’un des deux joueurs de plus de 23 ans à être sélectionné. Latéral droit, il peut dépanner en défense centrale. A 28 ans, il a tout connu en J.League avec le FC Tokyo et tentera de faire profiter ses jeunes collègues de l’expérience accumulée au cours de ses 7 sélections en équipe nationale. Maya Yoshida est le deuxième « vétéran » de cette équipe et vient pour apporter de la solidité en défense centrale. Il prend directement la place d’un Mizuki Hamada malmené durant le Festival International Espoirs de Toulon et en difficulté à Urawa. Souvent critiqué, pas particulièrement bon depuis le début du championnat, Kazuya Yamamura gagne sa place grâce à un gabarit imposant et en tant qu’homme de base de Sekizuka depuis que ce dernier a pris la tête des espoirs. Sa capacité à évoluer en milieu défensif l’a également servi : dans des listes aussi limitées quantitativement, la polyvalence vaut très cher. Daisuke Suzuki devrait briguer une place de titulaire aux côtés de Maya Yoshida en défense centrale, lui qui a toujours affiché un niveau constant et des performances de qualités sous l’ère Sekizuka. Enfin, pas besoin d’épiloguer sur Gotoku Sakai et Hiroki Sakai : les deux latéraux arrivent à Londres pétris de certitudes.

Takahiro Ogihara

La paire du Cerezo Osaka Hotaru Yamaguchi/Takahiro Ogihara devrait sans trop de surprises démarrer le tournoi. Excellents pendant toute la durée des éliminatoires, espérons que les contre-performances de leur club en J.League ne les auront pas trop affectés. Taisuke Muramatsu fait une arrivée tardive dans le groupe. Il gagne sa place consécutivement à de très bons matchs au tournoi de Toulon mais aussi grâce à un énorme travail dans l’entre-jeu à Shimizu. Elle aurait paru logique et inévitable il y a encore trois mois : la sélection de Keigo Higashi est presque une surprise aujourd’hui, tant le milieu d’Omiya a connu deux mois difficiles, entre désillusions à Toulon, blessures et baisse de forme à Omiya. Yoshiaki Takagi semblait avoir pris une avance définitive, il n’en aura rien été. Rattrapé de justesse par le crédit que lui apporte Sekizuka et sa capacité à évoluer indifféremment sur le côté droit ou en numéro 10, il devra saisir cette chance qui lui est accordée. La sélection de Hiroshi Kiyotake était elle attendue : tout juste transféré à Nuremberg, le milieu international devra faire parler cette vitesse et cette capacité à dribbler qui lui ont quelque peu fait défaut sur les derniers matchs du Cerezo Osaka. Takashi Usami aura lui à cœur de prouver après une année très difficile au Bayern Munich. Au vu de ce qu’il a montré à Toulon et sur son premier match avec Hoffenheim, une chose est sûre : il n’a pas perdu son football.

Kenyu Sugimoto.

Yuki Otsu, après une année noire au Borussia Mönchengladbach, fait partie de ces joueurs talentueux qui ont une revanche à prendre au cours du tournoi. Les espoirs auront pendant toute l’année constitué une bouffée d’oxygène pour lui et il a toujours proposé de belles performances. Manabu Saito a lui, comme un Taisuke Muramatsu, véritablement gagné sa place au tournoi de Toulon avec une entrée remarquable et remarquée contre la Turquie et un match excellent contre les Pays-Bas. S’il part avec toutes les armes pour s’imposer dans le onze de départ et dérouter les défenses du tournoi, il devra également faire attention à son grand défaut : le manque de réalisme. Absent à Toulon, sa présence finale dans la liste ne faisait de mystères pour personne : Kensuke Nagai a pourtant voulu enclencher la deuxième pour la valider définitivement et enlever tout doute de l’esprit de son sélectionneur, avec 6 buts lors des 4 derniers matchs. Reste la surprise du chef, incarnée en la personne de Kenyu Sugimoto, attaquant du Cerezo Osaka en prêt au Tokyo Verdy. Tout le monde attendait Hiroshi Ibusuki, excellent avec la réserve du FC Seville dans le rôle de l’attaquant de grand gabarit capable de peser sur les défenses. Ce rôle reviendra à un garçon de 19 ans, qui n’a pas encore connu une saison pleine dans le football professionnel mais qui est bourré de talent et le montre chaque week-end depuis le début de l’année. L’expérience qu’il a vécu en Coupe du Monde U17 au Nigéria il y a 3 ans (dans ce groupe de la mort composé de la Suisse, du Brésil et du Mexique) lui sera profitable.

En conclusion, rappelons que la logique de groupe prime sur les individualités : certaines absences, certains choix, paraissent étranges (Takagi, Ibusuki, Miyaichi et, dans une moindre mesure, Yamamoto) de notre point de vue mais l’intimité du vestiaire révèle parfois bien des choses. Takashi Sekizuka s’est finalement reposé sur des joueurs qu’il a eu l’habitude de voir évoluer pendant les éliminatoires, avec une forte empreinte Cerezo Osaka sur l’ensemble du groupe. Souhaitons le meilleur à ces jeunes.

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